Accalmir

Paméla Landry

Accalmir

  • Exposition
© Paméla Landry

Paméla Landry vit à Montréal et dans Chaudière-Appalaches. Elle est détentrice d'une maîtrise en Open Media de l'Université Concordia. Son travail a été présenté lors de nombreuses expositions individuelles, dont au Circa, art actuel et à la Galerie B-312 (Montréal), à Neutral Ground (Saskatchewan) et à la Richmond Art Gallery (Colombie-Britannique). Elle a participé à plusieurs expositions collectives au Canada et en Europe. Notons, entre autres, au Musée national des beaux-arts du Québec, à la Fondation Molinari et à la Maison de la culture Maisonneuve (Québec), à The New Gallery (Alberta), au g39 (Cardiff) et au Musée d'art moderne de Lille Métropole (France). En 2010, elle a réalisé une résidence à SPACE (Londres). Depuis 2011, elle siège au conseil d’administration de Est-Nord-Est résidence d’artistes de Saint-Jean-Port-Joli.

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26 mars 2021 au 1 mai 2021

La Galerie B-312 a le plaisir de présenter Accalmir, la plus récente exposition de Paméla Landry. Avec ce projet, l’artiste poursuit ses recherches sculpturales entamées il y a plus d’une décennie dans lesquelles elle allie et trafique la technologie et la mécanique pour leur trouver des applications inédites afin de créer ce qu’elle nomme ses « machines à investissement d’affects ». Avec ses engins, Paméla Landry cherche à comprendre certaines conditions qui affectent les personnes aux prises avec des troubles obsessifs et rend visibles leurs comportements compulsifs (TOC). Grâce à un procédé de transposition, les machines mobiles incarnent la gestuelle de ces obsessions. Ces gestes répétés proposent des rituels dans le but de calmer l’anxiété et de neutraliser les pensées obsédantes, en se concentrant sur un mouvement simple et distinctif, faire le ménage, par exemple.—L'espace est aménagé comme une salle de montre. Non loin des machines, roues, jantes, poignées et accessoires de rechange de différentes couleurs prennent place dans un présentoir. Tout devient personnalisable, modulable. S’il n’est pas possible de se déplacer avec les machines, elles se mettent cependant en fonction lorsqu’on les approche, répondant à notre présence grâce à un système de détection de mouvements. Le côté ludique et coloré de l’installation Accalmir allège le discours autour de la maladie mentale et permet d’aborder et de décloisonner les stéréotypes reliés aux TOC. Une exposition à voir et à expérimenter, compulsivement, jusqu’au 1er mai. 

Isabelle Guimond