Mieux vaut trop de liberté que pas assez, croit Yves Lever
Le spécialiste de la censure estime que la Ville de Montréal erre en invoquant l’acceptabilité sociale dans le dossier de la croix d’Ayot
Quarante ans après avoir été censurée, la sculpture La croix du mont Royal de Pierre Ayot (1943-1995) a refait surface cette semaine. Dans la controverse, une fois de plus. À l’époque, c’était dans le cadre de l’exposition Corridart, montée en marge des Jeux olympiques et démantelée sur ordre du maire Jean Drapeau. Cet automne, sa réapparition devant un bâtiment religieux a soulevé un débat sur l’acceptabilité sociale, alimenté par le maire Denis Coderre. Spécialiste de la censure, notamment au cinéma, Yves Lever, aussi auteur de la controversée biographie sur Claude Jutra, a rédigé l’entrée Corridart dans le Dictionnaire de la censure au Québec (2006). Il a accepté de commenter la situation.