LES JEUDIS TOUT OUÏE

MYLÉNA BERGERON 

LES JEUDIS TOUT OUÏE

  • Concert

 

Myléna Bergeron a étudié en composition et en chant à l'Université de Montréal. Spécialisée en musique électronique expérimentale, sa pratique touche la performance et l’improvisation sonore. Depuis 2002, Myléna Bergeron a développé une méthode de composition qui allie avec délicatesse les prises de son en direct et et les altérations les plus singulières. De Terre-Neuve à Shanghai, elle se manifeste en solo, en duo vidéo-musique avec la photographe Caroline Hayeur ou en duo/trio avec Magali Babin et I8U. Elle a créé deux albums : Chronopée (1), Chronopée (2), sous l’étiquette Oral en 2002 et 2006.

 

9 avril 2009

 

 

Le jeudi 9 avril 2009 à 20 h—
droits d’entrée—5$

Myléna Bergeron oeuvre à partir d’échantillons de sons grapillés dans l’environnement citadin, en pleine nature ou au coeur même d’un ordinateur. À partir de ces échantillons, elle reconstruit des univers calmes et voluptueux. Des sonorités étrangement émouvantes habitent ses paysages sonores enveloppants, oniriques et
évocateurs. Les sons du quotidien sont transformés en mélodies et mélopées. Les sons de rues deviennent des berceuses. Elle crée une musique en strates, comme les stratus, ces nuages qui ont l’aspect d’un voile continu. À la Galerie, elle soulevera le voile sur les traces sonores d’une filiation : Schmitz Documenta I – Une ardeur
d’avance.

« Alfred Schmitz (1913-1993) a enregistré toute sa vie d’homme sur bande magnétique : scènes de vie conjugale, fêtes de famille, mariages, enterrements, réunions de travail, voyages, pièces de théâtre, échanges téléphoniques, émissions de radio, moments choisis… À la fin de sa vie… sur une cassette, toujours la même, il enregistre aussi le temps qui passe, jusqu’à sa mort. Héritière de ce patrimoine sonore en voie de disparition, je suis prête aujourd’hui à orchestrer cette filiation auditive. Car à mon tour j’ai perpétué ce rituel de mon grand-père depuis quelques années. Les sons d’aujourd’hui, les miens, vont donc répondrent aux traces d’hier.»  Myléna Bergeron

—MATHILDE GÉROMIN