La chute des potentiels

CATHERINE BÉCHARD, SABIN HUDON

La chute des potentiels

Exposition
Catherine Béchard La chute des potentiels

Catherine Béchard et Sabin Hudon forment un tandem d’artistes depuis 1999. Ils vivent et travaillent à Montréal.—Tous deux s’intéressent aux bruits et aux sons qu’ils actualisent à même des propositions esthétiques variées : sculpture, installation cinétique, art audio et performance. —Ils ont présenté des expositions individuelles à Séquence (Chicoutimi, 2009), Oboro (Montréal, 2008), Galerie Sans Nom (Moncton, 2008), Latitude 53 (Edmonton, 2008), Action Art Actuel (Saint-Jean-Sur-Richelieu, 2006), aceartinc (Winnipeg, 2005), Avatar (Québec, 2004) et à la Chapelle historique du Bon-Pasteur (Montréal, 2002). Leur travail a été présenté lors d’expositions collectives, d’événements et de festivals au Canada et aux États-Unis, notamment au Mois Multi (Québec 2010), à la Galerie Graff (Montréal, 2005) et à la Eyedrum Art and Music Gallery (Atlanta, 2003). À l’automne 2010, ils présentaient La chute des potentiels au Tina B. Festival (Prague). Une monographie sur leurs oeuvres sera publiée au printemps 2011 aux Éditions Oboro.

 


bechardhudon.com
19 novembre 2010 - 18 décembre 2010

—VERNISSAGE VENDREDI 19 NOVEMBRE 2010 À 17H

La Galerie B-312 est heureuse de présenter La chute des potentiels, la plus récente installation du duo formé par Catherine Béchard et Sabin Hudon. Au premier coup d'œil, les cannes à pêche assemblées en cercle attirent le regard. Puis, on remarque au sol les réseaux de fils électriques entremêlés avec, au centre, une panoplie de récipients de verre. Néanmoins, il est nécessaire d'approcher l'œuvre pour l'appréhender. En effet, des senseurs infrarouges détectent la présence de visiteurs et activent une séquence programmée de mouvements, dont les résultats varient selon les circonstances. Les cannes à pêche plongent vers les récipients ; au contact du verre, des moteurs vibratoires installés en guise de leurre produisent des sons tantôt fébriles, tantôt délicats. Le choix des objets de verre ainsi que leur disposition laissent transparaître une recherche acoustique nuancée. Si la relation entre le spectateur et l'installation est essentielle à son fonctionnement, c'est le son, employé comme matériau sculptural, qui permet à l'œuvre d'occuper et de transformer l'espace environnant.—Une stratégie commune à plusieurs œuvres de Catherine Béchard et de Sabin Hudon est le détournement de formes familières par l'incorporation de mouvements mécaniques ou la production de sons inattendus. Les objets employés dans l'installation, parce qu'ils renvoient à des expériences ou à des connaissances culturelles, évoquent à priori des images spécifiques. Par exemple, les cannes à pêche conjurent à l'esprit l'action de pêcher ou de capturer quelque chose. Dans l'installation, le mouvement de va-et-vient des cannes à pêche leur donne plutôt une allure organique. Cette transformation ouvre la voie à la création de nouvelles associations. Du côté acoustique, les récipients de verre rappellent plusieurs sons : qu'il soit effleuré, tinté ou brisé, le verre produit des sons caractéristiques. Par contre, le contact des moteurs vibratoires contre les parois de verre produit un effet différent. Le spectateur découvre un carillon insoupçonné et plonge dans un nouvel univers sonore. Pour Catherine Béchard et Sabin Hudon, chaque installation donne corps à un propos consacré aux éléments impalpables du microcosme social. L'opposition des composantes familières et des mécanismes aux effets inattendus confère aussi à l'œuvre une richesse poétique qui ouvre la voie à une variété d'associations et d'interprétations.

—MATHIEU MÉNARD

 

CATHERINE BÉCHARD, SABIN HUDON

La chute des potentiels

19 novembre 2010 - 18 décembre 2010
Catherine Béchard La chute des potentiels

—VERNISSAGE VENDREDI 19 NOVEMBRE 2010 À 17H

La Galerie B-312 est heureuse de présenter La chute des potentiels, la plus récente installation du duo formé par Catherine Béchard et Sabin Hudon. Au premier coup d'œil, les cannes à pêche assemblées en cercle attirent le regard. Puis, on remarque au sol les réseaux de fils électriques entremêlés avec, au centre, une panoplie de récipients de verre. Néanmoins, il est nécessaire d'approcher l'œuvre pour l'appréhender. En effet, des senseurs infrarouges détectent la présence de visiteurs et activent une séquence programmée de mouvements, dont les résultats varient selon les circonstances. Les cannes à pêche plongent vers les récipients ; au contact du verre, des moteurs vibratoires installés en guise de leurre produisent des sons tantôt fébriles, tantôt délicats. Le choix des objets de verre ainsi que leur disposition laissent transparaître une recherche acoustique nuancée. Si la relation entre le spectateur et l'installation est essentielle à son fonctionnement, c'est le son, employé comme matériau sculptural, qui permet à l'œuvre d'occuper et de transformer l'espace environnant.—Une stratégie commune à plusieurs œuvres de Catherine Béchard et de Sabin Hudon est le détournement de formes familières par l'incorporation de mouvements mécaniques ou la production de sons inattendus. Les objets employés dans l'installation, parce qu'ils renvoient à des expériences ou à des connaissances culturelles, évoquent à priori des images spécifiques. Par exemple, les cannes à pêche conjurent à l'esprit l'action de pêcher ou de capturer quelque chose. Dans l'installation, le mouvement de va-et-vient des cannes à pêche leur donne plutôt une allure organique. Cette transformation ouvre la voie à la création de nouvelles associations. Du côté acoustique, les récipients de verre rappellent plusieurs sons : qu'il soit effleuré, tinté ou brisé, le verre produit des sons caractéristiques. Par contre, le contact des moteurs vibratoires contre les parois de verre produit un effet différent. Le spectateur découvre un carillon insoupçonné et plonge dans un nouvel univers sonore. Pour Catherine Béchard et Sabin Hudon, chaque installation donne corps à un propos consacré aux éléments impalpables du microcosme social. L'opposition des composantes familières et des mécanismes aux effets inattendus confère aussi à l'œuvre une richesse poétique qui ouvre la voie à une variété d'associations et d'interprétations.

—MATHIEU MÉNARD

 

Catherine Béchard et Sabin Hudon forment un tandem d’artistes depuis 1999. Ils vivent et travaillent à Montréal.—Tous deux s’intéressent aux bruits et aux sons qu’ils actualisent à même des propositions esthétiques variées : sculpture, installation cinétique, art audio et performance. —Ils ont présenté des expositions individuelles à Séquence (Chicoutimi, 2009), Oboro (Montréal, 2008), Galerie Sans Nom (Moncton, 2008), Latitude 53 (Edmonton, 2008), Action Art Actuel (Saint-Jean-Sur-Richelieu, 2006), aceartinc (Winnipeg, 2005), Avatar (Québec, 2004) et à la Chapelle historique du Bon-Pasteur (Montréal, 2002). Leur travail a été présenté lors d’expositions collectives, d’événements et de festivals au Canada et aux États-Unis, notamment au Mois Multi (Québec 2010), à la Galerie Graff (Montréal, 2005) et à la Eyedrum Art and Music Gallery (Atlanta, 2003). À l’automne 2010, ils présentaient La chute des potentiels au Tina B. Festival (Prague). Une monographie sur leurs oeuvres sera publiée au printemps 2011 aux Éditions Oboro.