GLOBES OCULAIRES

CARMEN RUSCHIENSKY

GLOBES OCULAIRES

Carmen Ruschiensky GLOBES OCULAIRES © Carmen Ruschiensky, exposition "Globes oculaires", Galerie B-312, 2001
© Carmen Ruschiensky, exposition "Globes oculaires", Galerie B-312, 2001

On a pu voir le travail de Carmen Ruschiensky lors d’expositions individuelles à Calgary (The New Gallery, 1999), à Montréal (Galerie Clark, 1996) ainsi que lors d’expositions collectives à Saint-Ouen, France, (Printemps du Québec à Paris, Usines Éphémères / Quartier Éphémère, 1999), à Montréal (Galerie Optica, 1998 ; A.G.A.C., Peinture, peinture, 1998 ; Centre Saidye Bronfman, Artifice 98).

24 février 2001 au 24 mars 2001

À partir d'un motif ouvrant à une série de connotations, la peinture de Carmen Ruschiensky nous entraîne dans des méandres où espace de représentation et élaboration de la surface par réseaux et sinuosités se conjuguent et se relancent.

Le motif du globe oculaire que l'artiste a choisi pour cette série de tableaux nous entraîne, d'une part, du côté du biologique; les formes sinueuses des tracés de même que le modelé de certaines surfaces  suggèrent parfois des organes internes. Comme si, métaphoriquement, cet œil se retournait vers l'intérieur et nous permettait de voir ce qui habituellement est hors de la vue. D'autre part, l'œil utilisé ici comme point d'ancrage nous amène à considérer la perception en tant que dispositif qui serait développé et explicité par le tableau.

Mais au-delà de ces ressemblances avec le biologique et des métaphores sur le travail de perception, il y a ce que la peinture travaille et transforme. Le tracé qui est récurrent dans ce travail et qui occupe une part importante de l'espace se présente tel un cordon de largeur variable, continu et souple, modifiant constamment sa direction, ouvrant à cet espace en profondeur qui découle inévitablement de la superposition des tracés. Et dans ce qui se joue à la surface, ce tracé déploie une structure et propose une trajectoire pour l’œil, une direction dans la lecture de cet espace noué.