DÉCOUPURE

GENEVIÈVE ROCHER

DÉCOUPURE

Geneviève Rocher DÉCOUPURE © Geneviève Rocher, exposition " Découpure", Galerie B-312, 2001.
© Geneviève Rocher, exposition " Découpure", Galerie B-312, 2001.

Geneviève Rocher vit à Montréal. Elle a obtenu un baccalauréat en arts plastiques de l’Université Concordia en 1976 et une maîtrise es sciences en histoire de l’art à l’Université de Montréal en 1990. Depuis 1993, elle a présenté sept expositions individuelles et participé à plusieurs expositions collectives au Québec.

27 septembre 2001 au 21 octobre 2001

Geneviève Rocher et la Galerie B-312 ont le plaisir de vous informer de la tenue de Découpure, une exposition de dessins grand format de Geneviève Rocher qui se tient au 3416 avenue du Parc dans l’environnement du magasin de vêtements d’Hélène Barbeau, designer de mode.—C’est sans doute en passant régulièrement devant la vitrine du 3416 avenue du Parc que Geneviève Rocher eut l’idée d’y exposer des dessins conçus pour l’occasion. Est-ce pour se donner des contraintes supplémentaires et stimuler ainsi sa force créatrice ? Je ne crois pas, quoique des contraintes, il y en ait. Ne serait-ce que celles de voir ses œuvres partager l’espace d’une vitrine avec des modèles de vêtements, avec le risque que les œuvres soient prises pour ce qu’elle ne sont pas, un fond décoratif. Toujours est-il que Geneviève Rocher trouva chez Hélène Barbeau une complice prête à ouvrir son espace aux cogitations plastiques d’une peintre.—Depuis maintenant au moins dix ans, Geneviève Rocher travaille à la gouache, sur papier, en grand format, et avec en tête l’exploration de la singularité des tracements des maîtres de la peinture abstraite. Au début, le papier servait de support, la gouache était appliquée en aplat, les surfaces colorées étaient denses et opaques, et l’image laissait apparaître des motifs qui étaient autant de références faites aux maîtres de la peinture moderne. Mais le papier perdit sa stricte fonction de support, quand Geneviève Rocher s’est mise à plier, déplier, encoller, peindre et enfin rassembler des pièces de papier, laissant parfois des vides à même la nouvelle surface ainsi obtenue.—Geneviève Rocher poursuit dans cette veine, et les images continuent de révéler une extrême rigueur dans ce qui semble être au premier coup d’œil une fabrication aléatoire. Mais cette fois, l’artiste utilise des papiers japonais chargés de médium acrylique. Les surfaces non peintes acquièrent ainsi un effet de transparence qui accentue une troublante sensation de fragilité de l’ensemble. —Jean-Émile Verdier