Crypto-codeur : station mobile

Thomas Bégin

Crypto-codeur : station mobile

Conversations Montréal | Lyon — Galerie TATOR

Commissaires
Marthe Carrier
Chloé Grondeau

  • Exposition
©Thomas Bégin et Galerie B-312. Crédit photographique : Jean-Marc Fredette

Thomas Bégin vit et travaille à Montréal. Son travail a été présenté lors d’évènements et de festivals en France, au Mexique, en Bulgarie, en Allemagne, aux États-Unis, au Québec et au Canada. Il a exposé son travail en solo dans plusieurs centres d’artistes et galeries du Québec et du Canada, notamment à Eastern Block (Montréal, 2017-2012), à la Mendel Art Gallery (Saskatoon, 2014), à la Fonderie Darling (Montréal, 2014), à Sporobole (Sherbrooke, 2012), à la Manif d’art de Québec (2012), au Lieu (Québec, 2009), à la Galerie B-312 (Montréal, 2006-2017), au centre DARE-DARE (Montréal, 2003) et à L’Écart (Rouyn-Noranda, 2003).

GALERIE TATOR
Lieu de diffusion dédié aux arts plastiques, au design et à l’architecture. Sa programmation est volontairement tournée vers l’expérimentation, dans le sens où elle conçoit l’exposition comme un projet, une recherche ou la mise en exergue d’un processus. Elle privilégie aussi la notion de transversalité, croisant sciemment les pratiques et les démarches. La galerie organise 5 expositions par an dans son espace ainsi que des projets hors les murs, dans des cadres ponctuels, comme la participation à des évènements culturels régionaux: Fête des Lumières, Biennale d’art contemporain de Lyon, Biennale ‘Musiques en scène’, Biennale Internationale Design Saint-Etienne, Biennale de l’architecture… mais également des projets qui s’inscrivent dans la durée comme le jardin artistique et partagé de l’Ilot d’Amaranthes d’Emmanuel Louisgrand (quartier de la Guillotière, Lyon 7ème), aujourd’hui pérenne au coeur de la place Mazagran, ou encore comme la Factatory (architecte: Philippe Rizzotti), architecture modulaire abritant des ateliers de travail pour artistes et designers, installée sur un terrain paysagé de la SNCF, faisant office de parc de sculptures (quartier Jean Macé, Lyon 7ème). 

6 avril 2018 au 26 mai 2018

Avec Crypto-codeur : station mobile, Thomas Bégin propose une oeuvre où la rotation et l’entrechoquement des matériaux bruts génèrent un ensemble sculptural mobile et sonore singulier. L’installation se compose de huit pierres suspendues par des fils, telles des mobiles, qui viennent percuter une roche centrale, tournant sur une plateforme rotative motorisée. Ce dispositif autonome s’apparente également à un instrument de musique bruitiste dont les mécanismes permettent la production de sons cristallins, tout en exploitant les propriétés acoustiques de l’espace d’exposition. Dans leur giration respective, chacune des pierres rencontre à la fois des points de friction et de moindre résistance. Leur équilibre s’ajuste en fonction de leur masse, de leur forme et de la qualité de leur surface. Une composition sonore émerge de cette tension et se structure, suivant un lent jeu d’équilibre dynamique. Thomas Bégin aime en parler comme une tentative de retranscription d’un système électronique, par le truchement d’une structure volontairement archaïque, en somme, une invitation à la régression électronique.

Les œuvres de Thomas Bégin prennent la forme d’installations sonores, cinétiques et robotiques fabriquées à partir d’équipements audiovisuels désuets, d’instruments de musique récupérés et de rebuts électroniques. Son processus de création interroge différents savoirs scientifiques, techniques et artistiques à partir desquels il développe des stratégies de réappropriation de technologies usuelles. En activant ses dispositifs, il amorce des discours alternatifs au sujet de ces outils technologiques, dans un cadre de création artistique. Plus récemment, il a abordé plusieurs de ses installations comme des types de « synthétiseurs » sonores permettant à la fois la production de sons et de bruits, mais aussi l’organisation de ces sons à l’intérieur de structures dynamiques émergeant directement des propriétés physiques des matériaux dont ils sont constitués. Ses recherches explorent ainsi différentes possibilités de composition sonore à partir d’un travail d’assemblage plastique et technique propre à la sculpture.

CONVERSATIONS MONTRÉAL | LYON

LES ARTISTES – LES LIEUX
Philippe Allard – La Factatory
Jean-Pierre Aubé Tator
Thomas Bégin – Tator
Julie Favreau – La BF15
Isabelle Guimond – Néon
Noémi McComber – Néon
Tricia Middleton – Néon
Guillaume Adjutor Provost – Bikini

EN RÉSIDENCE
Philippe Allard – La Factatory – du 15 mars au 4 avril 2018
Thomas Bégin – La Factatory – 
du 8 mars au 31 mars 2018
Julie Favreau – Moly Sabata – du 28 février au 31 mars 2018
Tricia Middleton – Néon – du 22 mars au 4 avril 2018

Conversations. Montréal / Lyon a été rendu possible grâce à l'appui du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts de Montréal et du Ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec / Fonds Émérillon de coopération franco-québécoise et de l'Institut français / Ville de Lyon.