Ô divine

ANDRÉE PRÉFONTAINE

Ô divine

Exposition
Andrée Préfontaine Ô divine 12 janvier 2007 - 17 février 2007

—VERNISSAGE VENDREDI 12 JANVIER 2007 À 19H

La Galerie B-312 est heureuse de présenter dans sa petite salle Ô divine, un des éléments vidéographiques du projet Tutti frutti d’Andrée Préfontaine. L’œuvre est une projection d’une très courte séquence vidéographique montée en boucle. La matière première de l’œuvre est un ensemble de prises de vue en plan serré d’une fraise filmée à différentes étapes de sa décomposition. Le montage et la décision de l’artiste de projeter le film en boucle donnent à l’œuvre toutes les caractéristiques d’une image-temps directe telle qu’elle a été conceptualisée par Gilles Deleuze, et à propos de laquelle il écrivait dans L’image-temps. Cinéma 2 : « Il y a devenir, changement, passage. Mais la forme de ce qui change, elle, ne change pas, ne passe pas. C’est le temps, le temps en personne, un peu de temps à l’état pur : une image-temps directe, qui donne à ce qui change la forme immuable dans laquelle se produit le changement. »—Mais Ô divine voue l’image-temps directe à un autre destin que celuide tenir ensemble le fugace et le pérenne, la mort incontournable et l’impossible disparition de la vie. Sous l’apparence d’un tel oxymore, Andrée Préfontaine allie l’incontournable avec l’impossible à tous les registres de l’œuvre. Donnons-en un seul exemple. Tout vidéaste, quel qu’il soit, ne peut pas ne pas traiter l’articulation entre image et son. Pas de son dans Ô divine, et pourtant, cela ne fait aucun doute, il y est. Venez l’entendre.

—JEAN-ÉMILE VERDIER

 

ANDRÉE PRÉFONTAINE

Ô divine

12 janvier 2007 - 17 février 2007
Andrée Préfontaine Ô divine

—VERNISSAGE VENDREDI 12 JANVIER 2007 À 19H

La Galerie B-312 est heureuse de présenter dans sa petite salle Ô divine, un des éléments vidéographiques du projet Tutti frutti d’Andrée Préfontaine. L’œuvre est une projection d’une très courte séquence vidéographique montée en boucle. La matière première de l’œuvre est un ensemble de prises de vue en plan serré d’une fraise filmée à différentes étapes de sa décomposition. Le montage et la décision de l’artiste de projeter le film en boucle donnent à l’œuvre toutes les caractéristiques d’une image-temps directe telle qu’elle a été conceptualisée par Gilles Deleuze, et à propos de laquelle il écrivait dans L’image-temps. Cinéma 2 : « Il y a devenir, changement, passage. Mais la forme de ce qui change, elle, ne change pas, ne passe pas. C’est le temps, le temps en personne, un peu de temps à l’état pur : une image-temps directe, qui donne à ce qui change la forme immuable dans laquelle se produit le changement. »—Mais Ô divine voue l’image-temps directe à un autre destin que celuide tenir ensemble le fugace et le pérenne, la mort incontournable et l’impossible disparition de la vie. Sous l’apparence d’un tel oxymore, Andrée Préfontaine allie l’incontournable avec l’impossible à tous les registres de l’œuvre. Donnons-en un seul exemple. Tout vidéaste, quel qu’il soit, ne peut pas ne pas traiter l’articulation entre image et son. Pas de son dans Ô divine, et pourtant, cela ne fait aucun doute, il y est. Venez l’entendre.

—JEAN-ÉMILE VERDIER